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L’entrée sur le sol français de réalités économiques étrangères a comporté en 2005, à l’occasion du débat sur le Traité Constitutionnel européen, l’apparition du cliché du « plombier polonais ». L’opinion a alors assimilé le profil de ressortissants européens employés en territoire français, sous un salaire inférieur, calqué sur leur pays d’origine. Depuis ont été mis en lumière le « dentiste turc » et « l’ingénieur marocain », comme autrefois existait en silence le « plâtrier portugais ». Or, en 2012, la Commission européenne envisage de réduire le chômage au sein de l’Union européenne en encourageant une réduction des cotisations salariales pour les entreprises et une mobilité de travail au sein de l’Union, sous forme de libre circulation. Ce phénomène est ordinaire sur l’axe Girona-Perpignan, à la faveur de la crise, de conditions salariales et fiscales moindres en territoire espagnol et de l’absence des « 35 heures » à la française. Cette réalité, sans réelle réciprocité du Nord vers le Sud, est décrite par le journal Midi Libre du 9 juin 2012. Evoquant un « syndrome du maçon espagnol », ce quotidien cite la présence d’ouvriers du bâtiment « espagnols pour la plupart », dont « l’affluence (…) inquiète » dans la région montagneuse du Capcir. Dans ce territoire, dont la zone d’influence n’est pas la France mais la Cerdagne sous administration espagnole, située à 15 minutes, la présence d’artisans ibériques est toutefois une constante multiséculaire. L’entreprise incriminée, Excover, installée à Tona, dans la partie intérieure de la province de Barcelone, s’est simplement avérée la plus compétitive pour construire 82 logements de standing dans la commune des Angles… lire l’article, sur le site Opencat

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