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La Clau
Le syndicat Sud voit des « travailleurs pauvres » à la mairie de Perpignan
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Le classement de la Ville de Perpignan à la première place nationale en matière de sobriété budgétaire, communiqué début mars, ne satisfait le syndicat Sud. Dans une lettre ouverte du 20 mars, la centrale classée à gauche de la gauche cite 155 suppressions de postes de fonctionnaires municipaux de 2008 à 2012, une masse salariale en baisse de 4,2% entre 2007 et 2011 et 26 % d’heures supplémentaires en moins depuis 2009. Selon Sud, la vertu financière de la mairie de Perpignan n’est pas une performance car elle est le fruit de simples « coupes sombres ». Le syndicat, déplorant que 2013 soit envisagé comme une « année blanche » , car le régime indemnitaire « ne sera pas augmenté », identifie « de plus en plus de travailleurs pauvres » parmi le personnel. Il associe cette émergence à l’accession aux responsabilités du maire Jean-Marc Pujol, en octobre 2009.

Qu’est-ce qu’un « travailleur pauvre »?

L’accusation portée par le syndicat Sud se heurte à la définition du profil de « travailleur pauvre », qui diffère en France et dans l’Union européenne. L’Hexagone abriterait jusqu’à 3,3 million de ces profils, mais les emplois dénommés « précaires » ne sont généralement pas classés dans ce registre en Europe, où un seul individu tend à exercer plus souvent plusieurs activités Cette terminologie lourde de sens comporte une autre ambiguïté, selon qu’elle prend en considération le revenu général des ménages, ou un seul salaire individuel. A l’échelle nationale, 70 % des travailleurs pauvres sont des femmes, selon un rapport publié en février par le Conseil économique social et environnemental.

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