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Le sénateur UMP des Pyrénées-Orientales François Calvet s’est ému auprès du ministre de l’Intérieur, le 18 janvier, du comptage officiel du nombre d’opposants au mariage entre personnes du même sexe, lors de la manifestation du 13 janvier à Paris. Dans une question écrite adressé à Manuel Valls, le maire du Soler et vice-président de l’Agglomération Perpignan Méditerranée met en doute la « méthode » employée par « les pouvoirs publics en général et la Préfecture de police de Paris en particulier« . D’après son analyse, celle-ci a annoncé la présence de 340.000 manifestants, alors que le taux d’occupation du Champ-de-Mars, attenant à la Tour Eiffel, indiquerait « au moins 750.000 personnes », auxquelles doit être ajoutée une « importante foule » se rendant vers ce site. Pour leur part, les organisateurs de cet évènement revendiquaient le 14 janvier la présence d’1 million de personnes réfractaires à une officialisation des unions homosexuelles.

Une « fréquentation objectivement constatable »

François Calvet ne s’oppose pas à la célébration de mariages homosexuels dans sa commune, en vertu du respect de la loi, dans l’hypothèse d’une évolution du processus en cours. En juin 2011, il s’est cependant déclaré contre un projet présenté par le Parti Socialiste, préfigurant l’actuel, avant de défendre le déterminisme sexuel, en septembre de la même année. Dans son intervention, il précise que l’exercice de la liberté de manifester ne « doit pas être remis en cause par une information officielle qui ne rendrait pas pleinement compte de la réalité de cette expression citoyenne ». Il demande ainsi au gouvernement de lui préciser « pour quelle raison y a-t-il une telle différence entre les chiffres annoncés par la Préfecture de police et la fréquentation objectivement constatable ».