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Le Salon Erotique de Barcelone, programmé du 11 au 14 octobre, étudiera cette année la restructuration d’une véritable industrie, menacée en Catalogne du Sud. Ce rendez-vous, accueilli par la ville de Cornellà de Llobregat, permettra d’aborder un marché dans lequel les tournages de films pornographiques traditionnels, autrefois commercialisés en formats VHS puis DVD, ont été remplacés par les réalisations amateur, ou professionnelles, diffusées sur Internet. En marge de satisfaire un public de plusieurs milliers de personnes, ce forum du sexe catalan, où le porno côtoie l’intellect, défend une profession et ses savoir-faire, dans un secteur qui représente encore 50 milliards d’euros par an dans le monde. La réinvention de la pornographie à l’échelle internationale sera ainsi illustrée par plusieurs dizaines d’actrices et d’acteurs, employés, à l’instar de 1,4 million de personnes dans le monde, à travailler face à leur webcam. Exemple de cette mutation technologique également observée dans le domaine de la photographie, le couple de professionnels composé de l’actrice hongroise Sophie Evans et de son ex-époux, le Catalan Toni Ribas, gagne aujourd’hui sa vie face à ses ordinateurs, le public étant invité à des files d’attente virtuelles afin d’assister à des ébats sur commande, en direct sur Internet.

En Catalogne du Sud, où les entreprises consacrées à la commercialisation de contenus à caractère sexuels sont principalement concentrée dans la province de Barcelone, les tournages classiques persistent. Mais la restructuration démontre également une adaptation des formats, car le public exige des séquences brèves, d’une dizaine de minutes au maximum.

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