Langue

A 64 ans, Gérard Menoud, l’ex-PDG de l’entreprise Défi, qui a érigé Perpignan en capitale du porno français, voire européen, de 1995 à 2000, sortira en octobre le livre cru « Les morts ne portent pas plainte ». Très énervé, l’auteur évoque ses condamnations, pour proxénétisme en 1969, pour incitation à la débauche en 1970, avant des séjours à Nice, Poitiers, puis en Allemagne, puis en Pays Catalan. Car le patron sulfureux a employé 100 personnes à Perpignan Nord dans des locaux de 1500 mètres carrés dotés d’un plateau de tournage de films et de stocks d’objets, films et catalogues à caractère licencieux. Inculpé en janvier 1998 pour commerce de films mettant en scène des personnes au physique adolescent, le « plus vieux pornocrate », comme il se définit, a été incarcéré huit mois, « brisé en plein vol » avec une « fortune de milliardaire », tout en assistant à la chute de son empire, dans le silence gêné des décideurs politiques d’un territoire affecté par un fort taux de chômage. Puis il a été condamné à 18 mois fermes en 2000 pour corruption de mineures, est parti en cavale à Madasgascar où Interpol l’a rattrapé en mars 2005 avant son jugement pour 7 chefs d’accusation et deux ans en prison, dont une partie à Perpignan. Cet ouvrage explosif sera édité à compte d’auteur.

Partager

Icona de pantalla completa