Langue

Le débat ouvert en Catalogne du Sud sur l’interdiction de la corrida vient d’atteindre toute l’Espagne, jusqu’à son sommet. A l’origine, une Initiative Législative Populaire, en cours d’étude, a fait l’objet de débats en commission, entre les « pour » et les « contre » la tauromachie, mercredi et jeudi au Parlement de Catalogne, à Barcelone, avant de déclencher des prises de position tranchées, sans débat préalable, dans trois « communautés autonomes » de la péninsule ibérique. Vendredi, la région de Madrid, celle de Murcie, et le Pays Valencien, ont ainsi prononcé, séparément, une déclaration d’intention visant à reconnaître la corrida comme un « Bien d’intérêt culturel ». Courtois et argumenté, un forum général sur ce sujet polémique, par assemblées interposées, s’est ainsi installé, contre toute prévision. Mais la dernière prise de position, celle du roi d’Espagne, Juan Carlos, devrait renforcer les deux blocs en présence, déjà bien peu conciliables. Le monarque a en effet acccepté, selon une information révélée ce samedi, de présider les célébrations du centenaire du club taurin de Bilbao, qui débutent ce lundi. Cet engagement royal et castillan est une provocation pour les abolitionnistes sud-catalans, dont la motivation réside davantage dans l’éradication en Catalogne d’un symbole de l’uniformité espagnole que dans une simple défense de la cause animale.

Partager

Icona de pantalla completa