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La multiplication des radars routiers voulue par le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy en 2005 monte d’un cran en Catalogne Nord, où le parc, de 13 appareils, sera porté à 20 d’ici la fin de l’année : deux nouveaux radars fonctionneront prochainement, dont un dans le quartier perpignanais du Vernet, puis 5 autres. La préfecture des Pyrénées-Orientales avance que « sur un déplacement d’une heure dans le département, il faut que l’automobiliste croise au moins un radar » , mais la politique sécuritaire s’avère être autant une protection qu’une manne. Ainsi, les gains sur la période du 1er janvier au 31 mai 2008 dépassent 2 millions d’euros par addition de contraventions de 80 à 150 euros, et dépassent 4 millions d’euros avec les radars mobiles. Cependant, les véhicules immatriculés hors-territoire français échappant aux contrôles en l’absence de systèmes de localisation précis ou par non-paiement des amendes, un important manque à gagner se développe, notamment sur l’autoroute A9, près du Perthus. En effet, le radar de la pente de Les Cluses, propice aux vitesses élevées, affiche un jack-pot virtuel de 38.190 véhicules surpris à plus de 110 km/h, dont 24.379 étrangers. Ces 64% d’automobilistes, souvent Catalans du Sud, échappant aux poursuites, preuve du balbutiement de la politique transfrontalière.

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