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L’actualisation du nombre d’habitants des Pyrénées-Orientales publiée le 1er janvier au Journal Officiel, selon les statistiques de l’Insee, provoque une critique. Le territoire a vu sa population progresser globalement de 4912 habitants en un an et de 20.000 en cinq ans. Mais certaines communes reculent à ce niveau, notamment Prades, capitale de la région du Conflent et chef-lieu d’arrondissement, qui abrite désormais 5.835 âmes, soit moins que Thuir ou Le Soler, qui ne disposent pas de telles positions. Dans une déclaration effectuée ce dimanche 3 janvier, le groupe d’opposition de gauche Prades Ensemble Autrement souligne le constat : «La population de Prades a baissé de plus de 11% ! C’est encore pire que ce que nous pensions!». Elle affirme alerter «depuis 2013» le maire, Jean Castex, membre des Républicains, sur un déclin démographique qui exigerait de «vraies solutions pour inverser la situation».

Le groupe pradéen mené par le socialiste Julien Baraillé juge que cette baisse va «engendrer une forte baisse» de la Dotation globale de fonctionnement (DGF), qui constitue la première source financière des communes, fournie par l’Etat. L’élu d’opposition voit venir à Prades une «baisse des capacités d’investissements» suite à la publication de chiffres concernant exclusivement le nombre d’habitants, non le dynamisme économique. En mars 2014, le second tour des élections municipales de Prades a donné 20,60% des voix à J. Baraillé et 70,19% à J. Castex.

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