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Le démantèlement des cabines autoroutières placées depuis 1976 au col du Perthus a débuté ce mercredi, avec plus d’un mois de retard. La disparition des dispositifs policiers et douaniers, comprenant une imposante armature de couleur jaune qui enjambe la chaussée, est exigée par la Commission Européenne aux Etats français et espagnol, sous peine d’amendes. Elle doit être effective à la fin de l’année et coûtera la somme faramineuse de 17 millions d’euros. Sur cette infime portion d’autoroute, la vitesse maximale des véhicules, traditionnellement limitée à 10 km/h puis augmentée à 50 km/h en septembre, passera à 90 km/h, afin de fluidifier le trafic. Cette évolution, qui annihilera un effet de franchissement de territoires distincts, tenace chez les anciennes générations, est craint par la Guardia Civil espagnole, après avoir été questionné par la police française. Ce lundi, le lieutenant colonel du corps militaire espagnol dans la région de Girona, José Luis Tovar, a jugé publiquement que l’absence de point d’arrêt au col du Perthus rendrait les contrôles douaniers et les fouilles policières plus difficiles. Mais à l’instar des agents français, qui opèrent désormais entre Perpignan et le Boulou selon un procédé de douane volante, habituel aux abords de l’Andorre, la Guardia Civil prévoit déjà, à regrets, de déplacer ses contrôles vers la plaine de l’Empordà.

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