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Le qualificatif de « territoire pauvre » appliqué au département des Pyrénées-Orientales, dont la population s’élève à quelque 440.000 habitants en 2010, n’est pas abusif au regard des résultats du rapport 2010 sur l’état du mal-logement, établi par la Fondation Abbé Pierre en février. Sur la base de statistiques de l’Institut Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), cette compilation de données catastrophiques produit une sensation gênante. Le Pays Catalan s’illustre en effet par 39% de « travailleurs précaires » parmi les « actifs », 31.100 bénéficiaires de « minimas sociaux », dont le RSA, et une majorité de foyers fiscaux sous assistance, soit 53%, déclarés « non-imposables ». Ce rapport, dont la vocation première est de décrire les conditions de vie de la population, évalue à 35.292 le nombre de personnes privées de chauffage central ou électrique et à 5256 le nombre de personnes ne disposant pas de douche ni de baignoire. Une myriade de chiffres négatifs, apte à étourdir les décideurs politiques, pointe également la longue attente nécessaire à l’obtention d’un logement social en Pays Catalan, dossier sur lequel sont engagées la Mairie de Perpignan et le Conseil Général des Pyrénées-Orientales.

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