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La prochaine édition du festival de photojournalisme Visa pour l’Image de Perpignan, prévue du 31 août au 15 septembre, sera une nouvelle fois coordonnée par son créateur, Jean-François Leroy, qui se positionne régulièrement sur l’éthique liée à l’image ou le défi héroïque posé à certains professionnels postés dans les pays en guerre. L’ancien rédacteur en chef de Photo Magazine et collaborateur de l’agence de presse Sipa, est reconnu pour son sens syndical exprimé dans la défense des conditions de travail et des intérêts des photographes envoyés sur les conflits planétaires. Le festival perpignanais, le plus important du genre dans le monde, comporte d’ailleurs des malheurs professionnels, lorsqu’un reporter perd la vie dans l’exercice de son travail.

971 reporters de guerre morts en action depuis 1992

En 2011, la mort en Libye du Britannique Tim Hetherington, habitué de Visa pour l’Image, a ému la communauté des photojournalistes, mais les décès sur les champs d’action se multiplient, avec pour démonstration 971 journalistes morts dans ce contexte depuis 1992 , dont 90 pour la seule année 2012. Attendu sur ce thème, Jean-François Leroy s’exprimait ainsi le 8 mai sur la campagne mondiale « A day without news » (un jour sans infos), qui alerte depuis février 2013 sur les dangers auxquels s’exposent les reporters souhaitant produire une information poignante. Le patron du festival, interrogé par le magazine les Inrocks, a « immédiatement souscrit » à ce projet de sensibilisation à l’échelle mondiale, mais déplore une action « peu relayée par les médias hexagonaux », tout en revendiquant un « enjeu crucial pour l’information » constitué par cette initiative.