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La Clau
Le meurtrier norvégien accuse l’Espagne de s’être « rendue aux musulmans »
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L’auteur du massacre perpétré vendredi en Norvège, Anders Behring Breivik, cite nommément plusieurs membres du gouvernement espagnol, dans un long manifeste repéré par les autorités policières. Le meurtrier, qui a planifié « pendant plusieurs années » , selon sa première comparution, effectuée ce dimanche, le stratagème utilisé pour ôter la vie à plusieurs dizaines de personnes, dont le nombre s’élève ce lundi à 93, a rédigé un document de 1518 pages. Mis en ligne sur Internet quelques heures avant le drame, ce document cite 92 fois l’Espagne, dont il pointe l’incidence dans les politiques européennes. Son auteur, âgé de 32 ans, y vise directement le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero. Son idéologie ostensiblement xénophobe transparaît clairement, à travers une allusion sur l’arrivée au pouvoir de l’intéressé, en 2004, « grâce à Al-Qaida ».

Le Norvégien, fondamentaliste chrétien lié à l’extrême droite, déplore les évolutions contemporaines de l’Espagne, un pays qui « a oublié son passé » lié à la « reconquête » face aux Sarrasins, et actuellement dirigé par un premier ministre qui « a rendu le pays aux musulmans et à l’immigration massive ». Ses analyses, largement empreinte de considérations racistes, islamophobes et martiales, visent également la ministre espagnole Carme Chacón, titulaire du portefeuille de la Défense. Elles condamnent la nomination de cette dernière alors qu’elle était enceinte, et précisent que M. Zapatero, en effectuant ce choix féminin, « s’est moqué de ses forces armées en laissant entendre qu’il n’avait aucune intention de se défendre ».

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