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L’étincelle initiatrice des émeutes perpignanaises du printemps 2005 a trouvé son issue judiciaire définitive, ce vendredi à Montpellier. La cour d’assises du département de l’Hérault a rendu ses conclusions au sujet de l’affaire dite « Ghaïb », du nom de Driss Ghaïb, habitant du quartier Saint-Matthieu abattu par balles, au soir du 29 mai, il y 6 ans. Cette affaire, qui était jugée depuis lundi en appel, débouche sur la condamnation à 20 ans de réclusion criminelle de Guillaume Naudi, condamné en première instance à 20 ans. Le meurtrier reçoit la même peine que celle dont il avait écopé en première instance, tandis que son complice, Jérôme Goalard, bénéficiaire d’un acquittement lors du premier procès, est condamné à 8 ans de prison. Le 29 mai 2005, Driss Ghaïb, âgé de 43 ans, avait succombé aux blessures occasionnées par cinq balles, peu avant le déclenchement d’émeutes historiques, qui avaient secoué la capitale du Roussillon.

L’origine de ce meurtre repose sur une rivalité amoureuse entre Guillaume Naudi et Driss Ghaïb, qui ont partagé une relation avec la même femme. Le soulèvement qui s’en est suivi, consécutif d’une interprétation faussement communautaire relayée par les grands médias parisiens, a été sous-tendu par l’assassinat d’un homme d’origine maghrébine, par deux hommes de culture gitane, le 22 mai 2005, dans le quartier Saint-Jacques. Le bilan des émeutes du 29 mai s’était soldé par 37 gardes à vue, 50 voitures incendiées et une dizaine de vitrines brisées.

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