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La Clau
Le mentor du Mémorial de Rivesaltes ose parler de « battues » d’Espagnols par Vichy
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Le Président du conseil scientifique du Musée Mémorial du Camp de Rivesaltes, Denis Peschanski, autorité intellectuelle et médiatique, a demandé hier à Montpellier que la France reconnaisse « publiquement » la participation des exilés espagnols dans la résistance française lors de la seconde guerre mondiale. Invité du festival Cinémed, l’historien directeur de recherche au CNRS et élu socialiste en région parisienne a mis les pieds dans le plat en affirmant mener « un combat historique, (…) le combat de la mémoire » et en rappelant la « souffrance de nombre de ces Espagnols, qui une fois en France ont été internés dans des camps comme ceux d’Argelès et de Rivesaltes ». 10.000 d’entre eux ont ainsi été victimes d’une « terrible répression » lorsque la France, sur demande du dictateur Franco, a organisé des « battues » avant de les envoyer dans le camp autrichien de Mauthausen, où la moitié sont morts, selon l’historien, décidément très courageux. Les camps « de concentration » du Pays Catalan, selon la terminologie de l’époque, ont accueilli une partie des 250.000 espagnols en France, pour la plupart en 1939, dont 140.000 se sont définitivement établis au Nord des Albères, d’après M. Paschanski, lui-même descendant de Juifs d’Europe de l’Est.

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