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Le magazine Le Point publiait hier dans ses pages « Régions » un bref reportage consacré au quartier Saint-Jacques de Perpignan centré uniquement sur les émeutes du 29 mai 2005. L’hebdomadaire y interroge conjointement trois représentants communautaires, dont le Gitan Bruno Caragol, qui insiste sur la présence de la drogue, « un fléau », et sur la perte d’autorité des anciens patriarches. La Maghrébine Najia Colas signale « Toujours un froid entre les communautés. La méfiance demeure », à telle enseigne qu’un nouvel affrontement « ne tient qu’à un fil » selon M. Caragol, tempéré par Mme Colas : « Il y a des frictions, mais cela ne repartira pas comme en 2005». Enfin, une paia, c’est-à-dire « non gitane », Angèle Hernandez, préfère insister sur la présence institutionnellement dans le quartier, en précisant « Nous ne sommes pas oubliés », en référence à l’ouverture d’une mairie de quartier en décembre 2005 et d’une maison d’accès au droit en 2007. Cette brève séquence, qui semble jouir d’une absence d’affect due à la distance, est apposée à un dossier économique portant sur les points positifs et négatifs de l’intégration européenne pour le Pays Catalan.

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