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La concurrence entre deux lycées du sud du Pays Catalan, celui de Céret et celui d’Argelès, qui n’existe pas encore, est déjà presque une réalité. Validé en avril dernier par le Rectorat de Montpellier, sous la pression de la région Languedoc-Roussillon, le Lycée Emile Combes d’Argelès sera prêt à la rentrée 2014. Mais la crainte grandit jour après jour à Céret et dans ses alentours au sujet du Lycée Deodat de Séverac, véritable institution de la région Vallespir ouverte en 1929. Pour en assurer la défense, dès ce lundi, un collectif de professeurs de cet établissement lance une opération « draps de la résistance ». Habitants, parents d’élèves, associations et élus sont invités à afficher leur attachement au lycée historique, menacé par le nouveau, qui comprendra une branche éducative générale, c’est à dire concurrentielle à celle de Céret, ajoutée à une filière tourisme. Dès 2014, par prestige ou par proximité, une manne de collégiens devrait préférer Céret à Argelès, dans une redistribution d’effectifs correspondant aux nouveaux équilibres démographiques, car le secteur d’Argelès dépassé celui de Céret depuis plusieurs décennies. Sous-tendu par un choix politique de Georges Frêche, président du Languedoc-Roussillon, l’affaiblissement du Lycée Déodat de Séverac signifierait un nouveau recul du Vallespir, après la fermeture de la maternité de Céret, il y a plusieurs années.

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