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La police espagnole a procédé le 2 août à la frontière hispano-marocaine de Beni Enzar à l’arrestation de deux jeunes filles de 14 at 19 ans. Les services espagnols d’Information et d’Intelligence certifient qu’il s’agit de candidates au jihad. Recrutées sur Internet, fanatisées en quatre mois, elle se dirigeaient vers la Syrie ou l’Irak pour fournir des services sexuels aux membres de l’organisation Etat Islamique en Irak et au Levant. Arrivées à destination, les deux jeunes filles devaient recevoir des armes pour assurer leur propre sécurité. Selon le Commissariat Général de l’Information espagnol, il existe en Espagne un certain nombre d’esclaves sexuelles velléitaires, promises à motiver les troupes terroristes.

Une mission sexuelle encouragée

Dans le monde, plusieurs milliers de jeunes filles ou jeunes femmes obéissent à ce profil depuis plusieurs années. Un centre de soins leur est réservé en Jordanie et elles choisissent fréquemment le suicide pour clore leur participation à la guerre sainte. Cette filière a été encouragée en début d’été par le prédicateur saoudien Muhammad Al-Arifi, défenseur du jihad du nikah, ou jihad sexuel. Ce théologien misogyne a prononcé une fatwa spécifique, autorisant les épouses à des relations sexuelles hors mariage, pour soutenir les troupes. La séquestration de 276 fillettes au Nigéria, en mai dernier, par le groupe terroriste islamiste Boko Haram, a préfiguré cet encouragement.

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