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La franc-maçonnerie, traditionnellement discrète, se dévoilera publiquement le 27 mai à Perpignan par la présence de José Gulino, Grand maître du Grand Orient de France, son adjoint Jean Tuffou et Jean-Victor Hérété, délégué régional de cette frange maçonnique en Languedoc-Roussillon. Toute une journée sera consacrée au thème « La Retirada, pour un devoir de mémoire », en souvenir de l’exil des républicains espagnols à la veille de la Seconde Guerre mondiale, en 1939. Le programme culminera par une conférence intitulée  »Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir’, organisée en la salle Canigou du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, dans le quartier Port d’Espagne. Sur une longue note de presse, le Grand Orient de France évoque les « victimes républicaines du franquisme » et le résistant Jean Olibo, ancien maire de Saint-Cyprien. Les invités visiteront plusieurs lieux dédiés, à La Vajol, commune de Catalogne du Sud voisine de Maureillas, en Catalogne du Nord, où a siégé le gouvernement républicain espagnol avant son exil. Un passage par le Musée de l’Exil de La Jonquera, la tombe du poète espagnol Antonio Machado, à Collioure et le site du camp de concentration d’Argelès-sur-mer jalonneront cette journée.

En Pays Catalan, silence de rigueur sur les franc-maçons

Le Grand Orient de France, récemment instigateur de l’enseignement de la morale laïque à l’école, se décrit comme un « ordre initiatique » et une « puissance symbolique souveraine », à vocation « philosophique, philantropique et progressive ». S’il est commun d’évoquer l’appartenance à cet ordre de personnalités nationales, dont le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ou celui des Outre-Mer, Victorin Lurel, ces évocations sont inexistantes au sujet de personnalités politiques du Pays Catalan, sinon parfois après leur décès.