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Suite à la grève générale espagnole de mercredi 29 septembre, suivie par 10 millions de personnes, le gouvernement socialiste de José Luis Rodríguez Zapatero ne reculera pas. Ce samedi, lors de rencontres à caractère économique organisées à Castell-Platja d’Aro, sur la Costa Brava, le ministre de l’Industrie espagnol, Miguel Sebastián, a en effet assuré que l’État espagnol maintiendrait l’âge légal de la retraite à 67 ans. Des négociations sont néanmoins prévues avec les syndicats, mais la position de l’exécutif madrilène est sans appel, selon le ministre. La réforme des retraites espagnoles, qui a suscité un arrêt de travail et plusieurs manifestations massives, la semaine dernière, doit réduire le déficit fiscal et apaiser les marchés. Dans ce sens, vendredi, le président Zapatero a rappelé que cette mesure fait partie de la nouvelle loi du travail espagnol, déjà approuvée, dont la prochaine entrée en vigueur doit produire des résultats à « moyen terme ». Mais les difficultés économiques affrontées par l’Espagne dans le cadre de la crise mondiale, laisse José Luis Rodríguez Zapatero désemparé. Un sondage, réalisé après la grève générale, publié ce dimanche par le quotidien El Pais, donne 14,5% d’avance au très droitier Partido Popular sur le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol de M. Zapatero, en vue des élections de 2012.