Langue

Le retrait ou le maintien des panneaux de signalisation des radars de contrôle de vitesse sur les routes de France, qui occasionne un certain cafouillage au sommet de l’État, provoque la réaction du député UMP Daniel Mach. Ce mercredi, l’élu au Pays Catalan s’est prononcé « pour les chauffeurs mais contre les chauffards », après avoir rappelé qu’il a figuré parmi les premiers parlementaires à exprimer son désaccord sur l’annonce des nouvelles mesures de sécurité routière. M. Mach, qui a directement interpellé le Premier Ministre, François Fillon, et le Ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, s’est déclaré, par communiqué, satisfait « que la voix des députés, même lorsqu’elle n’est pas en totale adéquation avec les intentions gouvernementales, soit entendue ».

Alors que l’État vient d’annoncer que les actuels panneaux d’avertissement des automobilistes sur l’imminence d’un radar sur leur parcours, seraient retirés, puis maintenus, puis tout compte fait retirés pas à pas, et remplacés par des « radars pédagogiques« , le député des Pyrénées-Orientales s’est déclaré « partisan d’une politique équilibrée qui concilie prévention et sanction, qui ne fait pas d’amalgame entre chauffeurs et chauffards ». Selon lui, la « forte mobilisation de certains députés » a permis au « bon sens » de l’emporter, le Ministre de l’Intérieur ayant décidé de suspendre le démontage des panneaux. Daniel Mach sera reçu la semaine prochaine par Nicolas Sarkozy, afin d’examiner ce dossier, en compagnie de plusieurs autres députés inquiets. Lors de cet entretien, il sera notamment question des fameux appareils pédagogiques, qui mesurent la vitesse des véhicules, sans sanctions. En Pays Catalan, ce procédé dissuasif est en place dans une quinzaine de communes, dont Saint-Paul de Fenouillet, Estagel, et Sorède. Certains de ces appareils sont conçus et installés par la société 2CIS, installée à Pollestres, en plaine du Roussillon.

Partager