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La présence à Perpignan, le 24 octobre prochain, du rappeur français Orelsan, invité par la salle de spectacles El Mediator, provoque un malaise. A l’origine d’une polémique portant sur l’un de ses chansons, intitulée « Sale pute », qui a valu à l’artiste, d’origine normande, une dénonciation, en mars, de la secrétaire d’État Valérie Létard, en raison de références explicites à à la violence envers les femmes, Orelsan est jugé indésirable à Perpignan par le porte-parole des Verts de Catalogne Nord, Philippe Saintlos. Celui-ci appelle le conseil d’administration de la salle, composé pour majorité d’élus perpignanais, à refuser « une telle dérive » et espère également mobiliser le maire, Jean-Paul Alduy, ainsi que le nouveau préfet des Pyrénées-Orientales, Jean-François Delage. Dans le texte incriminé, Orelsan pratique en effet l’appel au meurtre et l’humiliation en scandant « Suce ma bite pour la Saint Valentin (…) mais ferme ta gueule, ou tu vas te faire marie-trintigner », puis « J’vais te mettre en cloque sale pute et t’avorter à l’Opinel ». Cet été, l’artiste, âgé de 27 ans, a été déprogrammé du festival Les Francofolies de La Rochelle, sous la bénédiction de Ségolène Royal, tandis que les artistes Cali et Olivia Ruiz l’ont défendu, en dénonçant une censure.

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