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Une étude sur la distribution du taux de chômage en fonction de la nationalité, présentée le 15 mars à Girona, indique que la population immigrée est, dans la province environnante, deux fois plus concernée que les « autochtones », selon le vocabulaire utilisé. Selon ces travaux, les étrangers, dont 30 % ne disposent pas d’activité professionnelle, sont davantage exposés à la crise, car ils assumaient des emplois le plus souvent dans le BTP, secteur durement sanctionné par les difficultés. En revanche, les ressortissants nationaux ne sont concernés qu’à hauteur de 14 %, pour un taux de chômage général de 24 % dans l’actualité.

La population officielle, de 757.000 habitants, est dépassée

Cette étude intitulée « Reconnaissance du principe de travail décent pour les travailleurs immigrés, 2012-2014 » et dirigée par le professeur Ferran Camas, spécialisé en droit du travail, a été menée avec la participation de plusieurs groupes de recherche de Girona, de Belgique, France et Slovénie. Elle révèle que 88 % des demandeurs d’emploi étrangers de la région de Girona sont peu ou pas instruits et rencontrent une « certaine discrimination sur le marché du travail”, en raison d’une sélection favorables aux « autochtones » justifiée par l’urgence. Ce rapport scientifique évoque également la place réservée aux indemnités de chômage, dont de « nombreux immigrés » ne bénéficient pas. Par ailleurs, la présence d’un véritable bassin de population en situation irrégulière porte la population réelle à beaucoup plus que les 757.000 habitants signalés par les données officielles. En 2011, dans la province de Girona, 21,3 % des recensés étaient étrangers, soit 161.666 personnes, dont 54 % d’hommes.

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