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Le chef Ferran Adrià a répondu à une invitation judiciaire le 29 octobre, afin d’éclaircir les modalités de rachat de son ancien restaurant El Bulli, situé à Roses. Le célèbre cuisinier, qui comparaissait à la Cité de la Justice de Barcelone, a démenti toute tentative d’escroquerie envers son ancien associé, Miquel Horta. Les enfants de ce dernier arguaient d’un abus de confiance orchestré par le promoteur de la cuisine moléculaire envers leur père, reconnu comme bipolaire par les autorités judiciaires. Ferran Adrià s’est ainsi justifié en affirmant n’avoir perçu « même pas un centime » lors des dix premières années de fonctionnement de son établissement mondialement recommé, promis à une nouvelle formule en 2014. Le chef a détaillé cette opération, effectuée en 2005 pour 1,2 million d’euros, sur demande de M. Horta, qui lui avait signalé un besoin de liquidités, nécessité honorée « de bonne foi », pour « aider » son « ami ».

Cependant, l’épouse de l’ancien associé, également convoquée, a affirmé que son mari n’a jamais manifesté aucune intention de céder ses parts, mais y a été « fortement encouragé ». La collaboration entre les deux hommes a débuté en 1994, par un soutien de 300.000 euros fourni par M. Horta au projet de développement du restaurant de luxe, fondé en 1961. Cette somme a été prêtée avec un taux d’intérêts de 11 % en contrepartie d’une acquisition de 20 % des parts de l’établissement. La famille de M. Horta réclame désormais une enveloppe de 10 millions d’euros en juste rétribution consécutive au rachat des parts de leur père par Ferran Adrià. En 2005, la valeur marchande de El Bulli était évaluée à 6 millions par son chef étoilé, mais la famille de l’ancien associé avance une estimation à 50 millions.

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