Langue

Les « déserts médicaux » français sont assimilés au rural, mais une initiative surprenante indique leur menace dans l’espace urbain. A Perpignan, un groupe de professionnels de la santé du coeur de ville et de patients souhaite éviter ce phénomène délétère. Sur ce principe, l’association des Professionnels de Santé de Perpignan centre Ville (PSPCV) nous informe de ses projets pour 2019 et les années à venir. Elle anime déjà un efficace réseau d’intervenants du domaine de la santé, incluant « tous les professionnels de la santé, les associations intervenant dans le champ de la Santé, les partenaires institutionnels, et les usagers », nous précise un communiqué. Outre ce dispositif qui vient à « optimiser l’organisation et la qualité des soins premiers » , l’association soutient un projet de Maison de Santé Pluriprofessionnelle (MSP) en centre-ville, contre la « désertification médicale du quartier ».

Convaincre l’Etat et la mairie de Perpignan

Les MSP, établissements nés en 2013 sous le mandat de François Hollande, sont près de 600 actuellement en France. En Roussillon, l’association PSPCV, qui souhaite maintenir des soins de qualité, agit en ce sens avec le « Collectif associatif usagers de la santé » (CAUS66). Son président, Alain Bobo, fédère 40 associations de la santé, du bien-être et du handicap et attend l’« Université de la santé », le 22 juin face au Palais des Congrès de Perpignan, pour défendre ce projet de MSP. Pour transformer ce désir en réalité, son objectif est de convaincre de la menace de désertification l’ensemble des institutionnels. Il s’agit de l’Etat, au travers de l’Agence Régionale de la Santé Occitanie et de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie, de la Mission Santé Ville de Perpignan, et des usagers.

Partager

Icona de pantalla completa