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Le publicitaire catalan Jacques Séguéla a fait face ce mardi à une salve de questions relatives à sa prétendue relation avec le régime tunisien dirigé jusqu’à la semaine dernière par Zine el-Abidine Ben Ali, qu’il a catégoriquement réfutée. Au micro de la station France Inter, l’auteur de la « Force Tranquille » de François Mitterrand a contredit les affirmations du site Internet parisien Bakchich, peu avare de polémiques. Vendredi, cette publication affirmait que le président tunisien déchu avait reçu « jusqu’à cette semaine » les conseils du communicant, âgé de 76 ans, et originaire de la vallée du Tech. A l’inverse de l’information diffusée, M. Séguéla a affirmé « Je ne connais pas M. Ben Ali (…) je ne l’ai jamais eu au téléphone » tout en modulant son propos, au sujet de la rumeur, « cela aurait pu être vrai ». En effet, en septembre 2010, l’intéressé a lancé à Tunis une antenne de l’agence de publicité et communication française Havas, dont il est vice-président à Paris

L’une des trois filles du président enfui, Ghazoua Ben Ali, siège d’ailleurs au conseil d’administration d’Havas Tunisie, dont la structure, sur un capital de 525.000 euros, a été bâtie en association avec son époux, l’homme d’affaires Slim Zarrouk. Jacques Séguéla, l’homme qui a suscité la rencontre entre Carla Bruni et Nicolas Sarkozy, était également cité dans l’article accusateur comme auteur des 10 minutes d’intervention télévisée d’urgence de M. Ben Ali, préparées « avec soin ». Ce mercredi, il indiquait « Je ne suis pas proche du régime, du tout (…) je n’ai jamais connu M. Ben Ali ». Jacques Séguéla, qui évoque largement le Pays Catalan et son enfance à Perpignan dans une « Autobiographie non-autorisée », signée de sa main en 2009, a furtivement présidé le Conseil de surveillance de l’USAP en 1999-2000, avant d’avouer « je me suis enfui », dans les colonnes du journal L’Indépendant, à l’occasion de la sortie de son livre.

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