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La Clau
Le bilan et les limites de l’univers « transfrontalier », traités à l’Université de Perpignan
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L’Université de Perpignan Via Domitia (UPVD), qui fait partie du réseau d’universités catalanes Joan Lluís Vives, met en place des diplômes binationaux, comme un master d’histoire de l’Art et du Patrimoine. Pour élargir au maximum son champ d’action en matière internationale de proximité, elle consacre la journée de ce jeudi au fait transfrontalier. Un séminaire, organisé sur le sujet « Aménager durablement le transfrontalier », se penche sur les nouvelles échelles et les nouvelles pratiques, tandis que différents travaux s’articulent autour de « Regards croisés », où sont évoqués enjeux, expériences et limites du domaine transfrontalier. A ce sujet, la surprenante multiplication des structures dites « transfrontalières », invariablement subventionnées par la force publique, et principalement établies en territoire français, ne sera pas éludée. L’inopérance de certains dispositifs, éloignés du réel en comparaison aux échanges économiques qui se moquent des limites territoriales, sera également traitée.

La qualité des intervenants universitaires et acteurs, ainsi que la diversité des espaces abordés, devraient fournir une bonne vision d’ensemble. L’Eurodistrict catalan, qui peine à naître, est largement évoqué, mais il est aussi question d’autres territoires, tels le Pays Basque, le bassin rhénan, les Alpes méditerranéennes ou encore la péninsule du Jutland, située au Danemark. Par ailleurs, de multiples aspects sont évoqués, dont l’urbanisme et l’éducation. Parmi les intervenants, on peut retenir la présence de l’Agence d’urbanisme Catalane (AURCA), dont les publications présentent de nombreuses études des deux côtés du massif des Albères. Les intervenants ont pour tâche de convaincre, voire de se convaincre, que le domaine transfrontalier encadré par les institutions peut être penché sur le domaine concret.

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