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Le 14 juin, un débat mené à l’Assemblée nationale au sujet du mariage homosexuel s’est conclu par un vote de 293 voix contre 222, portant à déconsidérer la légalisation en France de l’union entre personnes du même sexe. Les quatre députés des Pyrénées-Orientales, membres de l’UMP, à savoir Daniel Mach, Jacqueline Irles, François Calvet et Fernand Siré, avait eux-mêmes rejeté le texte, proposé par le Parti Socialiste. Le 16 juin, Jean Vila, le maire communiste de Cabestany, en plaine du Roussillon, avait annoncé son intention de passer outre cette décision, en prenant les choses en main. Ce mardi, dans les colonnes des Journaux du Midi, le premier magistrat de la commune voisine de Perpignan communique son intention de célébrer un mariage homosexuel dans sa propre ville, courant septembre. Sans préciser s’il s’agira d’une union entre hommes ou entre femmes, l’élu précise « il est temps de faire avancer le débat », et ne dissimule pas son intention de susciter des sympathies et prises de position venues d’autres formations politiques que la sienne.

Si le Parti Socialiste est globalement favorable à légaliser le mariage « homo » en France, à l’instar de l’Espagne, du Portugal, de la Belgique ou encore des Pays-Bas, la carte européenne du mariage homosexuel, abusivement dénommé « gay » par réminiscence machiste, est loin d’être uniformément rose. En revanche, le Parti Radical de Jean-Louis Borloo et Jean-Paul Alduy, président de l’agglomération Perpignan-Méditerranée, présente une position plus nuancée. Le 9 juin, le possible candidat centriste à la présidentielle de 2012 se prononçait en effet en faveur, « à titre personnel », à « l’ouverture du mariage aux couples de même sexe ».

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