Langue

C’est en passant par la Bretagne que François Hollande a fait officialiser, ce jeudi 4 juin, son intention de faire adopter la Charte européenne des langues régionales et minoritaires par la République français. Le chef de l’Etat a pour cela adressé une réponse au député socialiste Jean-Jacques Urvoas, élu de la première circonscription du département du Finistère et par ailleurs président de la Commission des lois de l’Assemblée nationale. François Hollande ne souhaite pas organiser de référendum et préfère employer la voie du Congrès, qui lui «paraît plus appropriée», détaille-t-il dans sa missive. Parmi les 60 engagements de sa campagne présidentielle, en 2012, le Président de la République annonçait «Je ferai ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires».

Mariage pour tous, et plus de langues reconnues

Un projet de loi constitutionnelle sera proposé prochainement par la ministre de la Justice, Christiane Taubira, sur demande de M. Hollande, qui souhaite soumettre la proposition au Parlement «dans les meilleurs délais». Le garde de sceaux, mandaté en 2012 pour mener à bien le projet de loi sur le mariage entre personnes du même sexe, est ainsi invitée à travailler sur une autre évolution socialement libérale. Cette étape sera suivie d’une tentative de ratification du texte que la France a signé en 1992. La Constitution française devra évoluer, non sans difficultés, au regard du précédent du siècle passé. En effet, le Conseil d’Etat avait jugé la ratification impossible, en vertu de l’article 2, qui stipule «La langue de la République est le français». L’usage des langues régionales dans un cadre officiel en France a connu son meilleur exemple contemporain en Pays Catalan. Le Premier ministre, Manuel Valls, a effectué une démonstration empreinte d’émotion, en août 2014, lors des obsèques du Président de la Région Languedoc-Roussillon, Christian Bourquin, dans sa ville de Millas.

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