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En tout début d’année, une affaire sexuelle a ému l’opinion publique en Pays Catalan et mobilisé les autorités judiciaires. La diffusion de scènes de sexe, sur le réseau social Snapchat, puis sur Facebook et Twitter, le 2 janvier, a été suivie de l’interpellation de deux Perpignanais de 18 et 22 ans, le 4 janvier. En cause, la diffusion d’images les montrant circulant en scooter, en compagnie d’une jeune fille de 19 ans, qu’il ont fait boire avant de la violer, dans un appartement de la résidence du Serrat d’en Vaquer. Une enquête ouverte le 3 janvier a précédé la mise en examen des deux jeunes hommes pour «viol et diffusion d’une vidéo à caractère pornographique sur les réseaux sociaux», avant leur incarcération. La jeune fille avait déclaré à la police que le rapport sexuel était «consenti» et n’avait pas porté plainte.

Une affaire ambigüe

Près d’un mois après les faits, la jeune femme revient sur ses déclarations, en affirmant qu’elle n’était pas consentante, comme le révèle Metronews ce lundi 1er février. Souhaitant protéger les deux suspects, la jeune femme semble avoir été frappée d’une amnésie, provoquée par la forte alcoolémie. Mais elle quitte le statut de partenaire pour rejoindre celui de victime. Elle connaît les deux jeunes hommes depuis plusieurs années et a pris connaissance de la vidéo, notamment de son caractère violent, une fois rentrée à son domicile. Dans cette affaire équivoque et licencieuse, l’avocate du plus âgé des deux jeunes hommes, Françoise Noguès, estime qu’il s’agit de «libertinage, peut-être poussé», mais réfute le terme de «viol». Ce cas de figure a néanmoins suscité l’ouverture d’une information judiciaire pour «viol en réunion, enregistrement d’images d’un viol en réunion et atteinte à la vie privée», mais le Procureur de la République à Perpignan et le directeur de la sûreté des Pyrénées-Orientales restent prudents.

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