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Dans le débat sur le port des signes religieux ostentatoires, le Parlement de Catalogne évalue depuis juillet 2013 l’éventualité d’un interdiction de la burqa et du niqab musulmans sur la voie publique. A ce sujet, une fuite d’information a permis de prendre connaissance, en août 2013, de la mise en place d’un dispositif de comptabilisation généralisée des voiles intégraux, par la police catalane, les Mossos d’esquadra. Si le ministre-conseiller Ramon Espadaler, membre du parti Union Démocratique de Catalogne, aile droite de la coalition au pouvoir, Convergence et Union (CiU), est chargé du Département de l’Intérieur, la proscription de la burqa et du niqab ne sont pas un monopole partisan. La ville socialiste de Lleida a adopté un texte en sens, en 2010, mais celui-ci ne concerne que les services municipaux.

Des burqas dans les autobus

A Reus, au Sud de Barcelone, la mairie dirigée par Carles Pellicer, membre de la formation centriste Convergence Démocratique de Catalogne (CDC), souhaite interdire le voile intégral également dans la rue. Cette mairie est la première de Catalogne à envisager une telle mesure, qui proscrirait burqas et niqabs sur la voie publique, sous peine d’amendes de 750 euros. Le futur règlement municipal, à approuver le 28 février, appliquera la « tolérance zéro », selon le premier magistral de la ville de naissance de Gaudí, qui souhaite voir disparaître du champ de vision général, notamment des autobus municipaux, les vêtements musulmans jugés intégristes. Reus, qui appliquait jusqu’à présent un décret identique à celui de Lleida, durcit sa politique en visant également la mendicité, le naturisme intégral ou partiel, la consommation de drogues, les déjections canines non ramassées par les propriétaires de chiens, les actes sexuels et les graffitis. Dans certains cas, les sanctions atteindront 3000 euros.

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