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L’enchaînement des faits relatifs aux antennes de téléphonie mobile, répandues par centaines en Pays Catalan, débouche sur une mesure nouvelle adoptée par la mairie de Perpignan. Après une décision sans précédent validée le 7 juillet par la mairie de la ville voisine de Villeneuve de la raho, consistant à rompre le contrat de deux des trois opérateurs dont les émetteurs sont présents au centre de la commune, Perpignan prend un moratoire, dont l’annonce a été effectuée ce mardi matin. L’exécutif mené par le maire UMP Jean-Marc Pujol joue la prudence, face aux hésitations scientifiques au sujet de l’exposition à long terme aux champs électromagnétiques. Dans un communiqué, la Ville précise que son territoire est “déjà entièrement couvert par les services de téléphonie mobile”, et rend compte de la suspension de “toute demande d’installation de nouvelles antennes”. Elle vise même davantage, en s’orientant vers la réduction du niveau d’exposition aux ondes de téléphonie mobile à 0,6 V/m sur son périmètre, par respect du seuil fixé par le Conseil de l’Europe. Cette idée ambitieuse, qui comportera des mesures techniques de champ, sera soumise au Conseil municipal dès le mois de septembre, et se concrétisera par l’éloignement des antennes des lieux de vie, en particulier des écoles, crèches, et centres de soins.

Dès avril 2009, la mairie de Perpignan avait pris les devants, par mesure de prudence et de transparence, en publiant une carte électronique de son réseau d’antennes relais géré par les opérateurs SFR, Orange et Bouygues Telecom, installé dans un désordre certain, à l’instar de la plupart des villes du monde. Sur ce même sujet depuis sensible, la mairie d’Elne, également en plaine du Roussillon, a promulgué un arrêté de précaution le 9 juin.