La Clau
La résistance des partisans de la corrida s’organise à Olot

La ville d’Olot, située dans la région de la Garrotxa, voisine du vallespir nord-catalan, fait partie des rares communes sud-catalanes disposant de défenseurs de la corrida organisés. Dans ce sens, ce week-end, le président du Cercle Taurin de la Garrotxa, José Luis Amores, a exigé publiquement la réouverture des arènes de la ville, fermées depuis 2005. Ce promoteur de la tauromachie a également regretté que l’Initiative Législative Populaire votée vendredi au Parlement catalan, sur l’opportunité d’interdire les spectacles taurins sur le territoire, soit finalement adoptée, car il la considère comme la perte d’une « parcelle de liberté ». La présence de la corrida, acceptée dans les villes des Pyrénées-Orientales, Céret et Cotlliure, qui s’y adonnent tous les étés, contraste avec l’actuel mouvement d’opposition sud-catalan, cristallisé autour des arènes La Monumental de Barcelone, les seules en fonctionnement sur le territoire. Le mouvement pour l’abolition des spectacles taurins au Sud, lancé en 1989 dans la ville de Tossa de Mar, sur la Costa Brava, a séduit depuis 70 villes officiellement « antitaurines ». La ville d’Olot, dont les arènes, inaugurées en 1859, figurent parmi les plus anciennes du territoire espagnol, a elle-même ratifié une déclaration antitaurine en 2004.

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