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L’industrie de la prostitution liée au village de La Jonquera, selon une perception répandue en Roussillon, repose sur un erreur, car les deux grandes maisons closes « Madam’s » et « Dallas », outrancièrement situés en bordure de son agglomération, sont en fait installées sur le territoire communal du village de Capmany. Cette situation inquiète le maire de La Jonquera, Jordi Cabezas, qui a lancé de juillet à décembre 2009 un plan de répression des prostituées et de leurs clients, pris en flagrant délit de transaction sur la voie publique. Selon l’aveu de M. Cabezas à La Clau, le 3 avril, ce plan est en réalité gênant pour l’image du Roussillon : « sur 25 amendes infligées à des usagers, 25 concernent des Français, dont 24 sont des Catalans du nord ». L’explosion du sexe tarifé autour de La Jonquera est cependant pondérée par M. Cabezas, qui indique « Il n’y a qu’un seul club à La Jonquera, avec dix filles, et dix chambres ». La commune frontalière s’apprête cependant à subir cette année l’ouverture d’un hypermarché du sexe qui comprendra 100 chambres pour une capacité d’accueil de 558 clients. Accompagnant les 5500 « chaises de restaurant » disponibles, occupées à « 99% » par des « Français », cette offre commerciale confortera La Jonquera dans son rôle d’enclave française.

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