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La surpopulation carcérale française, régulièrement évoquée pour le cas de Perpignan par l’Union Fédérale Autonome Pénitentiaire (UFAP), fait l’objet d’un calcul très officiel communiqué le 20 novembre par le ministère de la Justice. Un rapport du contrôleur général des prisons, Jean-Marie Delarue, dénonçant les conditions de détention de la prison des Baumettes de Marseille, met en lumière cette communication discrète, selon laquelle la « capacité opérationnelle » de 538 places à Perpignan, mise en regard avec une occupation réelle de 678 personnes, confère à l’établissement du quartier de Mailloles une densité de 1,26. Ce taux est légèrement inférieur aux 130% de surpopulation, soit un indice de 1,3, que nous indiquions en août 2012. En comparaison, d’autres établissements présentent des réalités plus inquiétantes, mais généralement associées à un nombre de prisonniers inférieur. La maison d’arrêt de Nîmes dispose ainsi d’une forte densité de 2,07, pour une capacité de 192 détenus et un nombre réel de 398, tandis que le centre pénitentiaire de Carcassonne a une densité de 1,61, avec seulement 106 personnes, pour une capacité de 66 places. A La-Roche-sur-Yon, en Vendée, un taux explosif de 2,5 est précisé, soit 100 détenus pour une capacité de prévue pour 40.

Le pire n’est pas à Perpignan

La prison de Perpignan n’est pas identifiée parmi les plus problématiques, malgré de fréquentes alertes syndicales concernant les conditions de travail et de sécurité que l’on peut y observer. Le centre pénitentiaire du Pays Catalan figurait en effet, en novembre 2012, dans la troisième catégorie d’établissements problématiques, qui en comprend 59, à densité comprise entre 120 et 150 %. La première catégorie contient 9 centres, sur le critère d’une densité supérieure ou égale à 200 %, tandis que la deuxième inclut 24 prisons, dont la densité est comprise entre 150 et 200 %. Ces dernières prisons feront nécessairement l’objet d’une attention supérieure.

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