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La multiplication des clichés négatifs, associés à la prostitution, appliqués à la commune de La Jonquera, déplaît à son ancien maire. Premier magistrat de 1999 à 2010 de cet ancien village rural devenu en 20 ans un centre commercial géant, Jordi Cabezas exprime son souhait de « positiver ». Il défend ce besoin dans le numéro de juin 2012 du journal L’Esquerda, édité à la Jonquera, en argumentant face aux « flot continu d’articles publiés dans la presse et autres médias (…) qui identifient La Jonquera comme une commune conflictuelle et marginale ». Améliorer l’image écornée de sa commune mériterait, selon M. Cabezas, une véritable campagne stratégique, car les « informations positives” concernant La Jonquera ne font généralement pas la Une de l’actualité.

Les demoiselles de La Jonquera, sur M6 et le New York Times

L’ancien maire, qui manifeste une attitude protectrice envers sa commune, déplore la multiplication de contenus développés par certains médias, de la chaîne française M6 à la référence américaine The New York Times, qui a consacré en avril 2011 un article documenté à la prostitution massive en vigueur à La Jonquera. Jordi Cabezas dénonce une alliance entre journalisme et commerce, car, selon lui, « ven molt més la prostitució, les drogues, la venda ambulant o la delinqüència organitzada » qu »un « acte cultural o una activitat econòmica important ». Sur ce principe, les supermarchés Escudero ou la maison close Ladys Dallas disposent, dans les Pyrénées-Orientales et bien au-delà, d’un capital de notoriété supérieur à celui du captivant Musée Mémoriel de l’Exil.

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