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Sur l’initiative de la préfecture des Pyrénées-Orientales, une journée de sensibilisation intitulée « Radicalisation et emprise mentale » s’est tenue le lundi 15 octobre à l’auditorium du Centre hospitalier de Perpignan. Cette session particulièrement adressée aux personnels du milieu médical et médico-social a fait le lien entre la radicalisation islamiste et la santé mentale. Elle a également visé le « respect du principe de laïcité et l’expression du fait religieux ou de dérives sectaires au sein des établissements de santé ou d’autres structures », nous précisent les services de l’Etat. Cette journée ouverte par le préfet Philippe Chopin a comporté la présence de Philippe Gaudin, Directeur adjoint de l’Institut européen en sciences des religions et Docteur de l’École pratique des hautes études, ainsi que de Michel Botbol, en charge du service universitaire de psychiatrie infanto-juvénile au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Brest. Ce dernier coordonne actuellement une étude pour le compte du comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation.

Détecter de potentiels islamistes

Au total, 120 acteurs du territoire, dont des employés du Conseil départemental des Pyrénées-Orientales et et des sapeurs-pompiers du Service Départemental d’Incendies et de Secours (SDIS 66), ainsi que des représentants associatif, de l’Éducation nationale, de la protection judiciaire de la jeunesse et du service pénitentiaire, d’insertion et de probation, ont écouté les analyses prodiguées par les présents. Le but de cette initiative était de savoir détecter, parmi les personnes au contact des structures citées, d’éventuel velléitaires à un passage à l’acte en matière de violences associées à une vision radicale des valeurs de la culture musulmane et de l’islam.