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Sur la période janvier-juin 2010, la police catalane, les Mossos d’Esquadra, a permis d’éviter la mutilation génitale d’11 fillettes de familles immigrées de la région de Girona, sur 17 situations relevées en Catalogne du sud. Selon un bilan présenté ce lundi, les secteurs de La Selva et du Baix Empordà, au sud de Girona, sont les secteurs les plus sensibles en la matière, au niveau régional, mais également au plan sud-catalan. Les Mossos d’Esquadra, qui avaient mené 27 actions de prévention en 2009, en ont organisé 12 depuis le début de cette année, sur l’ensemble de la Catalogne du sud, pour protéger les enfants. Un dispositif, chapeauté par le Ministère de l’Action Sociale et de la Citoyenneté du gouvernement catalan s’est déployé en une cinquantaine de réunions locales, en coordination avec la police et les fonctionnaires des conseils sanitaires et sociaux gouvernementaux. Actuellement, la Catalogne du sud comprend 80% des fillettes en situation de risque d’excision de l’ensemble des territoires espagnols, car le nombre de familles immigrées perpétuant cette pratique a augmenté de 29% de 2005 à 2008. L’étude la plus pointue sur l’excision en Catalogne, réalisée par l’Université Autonome de Barcelone, met en évidence que les secteurs de la Selva et du Maresme, celui-ci dans la province de Barcelone, réunissent la plupart des 4300 mineures de 0 à 14 ans menacées en Catalogne.

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