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Comme annoncé vendredi par la Direction de l’Université de Perpignan, l’amphithéâtre 4 et le Bâtiment F3 du campus catalan ont été évacués hier en fin de matinée par la police, lors d’un week-end largement pressenti comme le dernier dans le cadre de l’opposition la plus musclée à la loi LRU, relative aux libertés et responsabilités des universités, et au processus européen de Bologne. Un petit groupe d’étudiants, vraisemblablement inférieur à la vingtaine présente sur place, jour et nuit, depuis plusieurs semaines, a été raccompagné aux portes de l’établissement, sans opposer de résistance. La fermeture du quartier général de la faction dure du mouvement estudiantin, informatisé et bien organisé, devrait signifier un tournant de la protestation, amorcée en février. Avec une reprise générale des cours ce lundi, souhaitée à l’unanimité du conseil d’administration de l’établissement, comme par le président Jean Benkhelil, agressé physiquement et verbalement vendredi après-midi par des éléments essentiellement extérieurs à l’Université, cette semaine devrait être celle des bilans. Les dégâts occasionnés lors des semaines d’occupation, sans caractère aggravé, devraient cependant imposer un reconditionnement des salles concernées.

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