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Plus de six mois après le lancement, le 1er juin 2009, du Revenu de Solidarité Active (RSA), le bilan des aides aux « travailleurs pauvres » est un échec dans les Pyrénées-Orientales, où 34.000 personnes sont globalement recevables à ce remplaçant du Revenu Minimum d’Insertion (RMI), à hauteur maximale de 450 euros mensuels. En effet, le nombre de dossiers remplis par des « travailleurs à revenus modestes ou à temps partiel », jouissant ainsi d’un complément salarial, atteint en cette fin d’année moins de 15% des prévisions, selon une enquête téléphonique effectuée par le Conseil Général du territoire auprès de 170 bénéficiaires potentiels. Cette étude révèle que 25% des personnes interrogées refusent de faire leur demande d’aide « par principe » ou pour motifs « idéologiques ». Dans la réalité des faits, les personnes susceptibles de bénéficier du RSA seraient peu informées ou réticentes à l’idée de devoir communiquer tous les trois mois les revenus de leur épargne et de celle de leurs proches, comme le prévoit le système en cours, qui viole le secret bancaire. Les publics visés, disposant d’un emploi précaire, craindraient aussi l’assimilation aux autres bénéficiaires, sans activité, et fuiraient ainsi un sentiment de régression sociale.

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