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Près de deux mois après son élection à la présidence de la Région Languedoc-Roussillon, Christian Bourquin débute une année difficile, selon les considérations surprenantes du numérologue Tommy Alban. Interrogé ce 1er janvier dans les colonnes des Journaux du Midi, ce Languedocien, qui se défend de toute entreprise hasardeuse propre aux charlatans, lance l’affirmation cinglante selon laquelle M. Bourquin « n’est pas un meneur ». Les calculs de M. Alban, établis sur la base de la date de naissance de l’ancien président du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, le 7 octobre 1954, font dire au spécialiste « cette personne est mal comprise et aura du mal à faire sa place ». L’intéressé, actuellement dans son 7ème cycle de vie, en « année 9 », « rencontrera un gros problème de communication » et connaîtra une année « assez difficile pour lui », mais fera aboutir des réalisations majeures « entre le 20 août et le 17 novembre », d’après l’alignement des chiffres. En guise d’ultime considération, le numérologue, dont l’activité repose cependant sur la croyance, précise dans une certaine dramaturgie « en 2012, je pense qu’il ne sera plus là » , avant de juger M. Bourquin « pas forcément bien entouré ». Dans L’actualité, le président régional, dont le mentor depuis de la moitié de sa vie, Georges Frêche, était amateur de bras de fer, tente un coup de force en matière d’enseignement. Le 20 décembre, il a ordonné aux présidents des trois universités montpelliéraines de s’accorder, pour ne pas laisser passer 1 milliard d’euros prévus dans le cadre du Contrat-Plan Etat Région. L’autorité indispensable à la réussite de cette entente, dont jouissait naturellement l’universitaire Georges Frêche, semble échapper à son successeur.

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