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Il y a moins de six mois, le réseau d’informations indiscrètes Wikileaks révélait que Barcelone est un centre d’activisme islamique en Europe. Dans ce sens, la mort d’Oussama Ben Laden, ce lundi 2 mai, provoque une certaine inquiétude en Catalogne du Sud, mais la police catalane a choisi ne pas renforcer son niveau d’alerte. Selon son directeur général, Manel Prat, qui s’est exprimé sur le sujet, ce samedi, la situation actuelle est celle d’un « calme tendu », ce qui signifier que les agents, les Mossos d’Esquadra, ont renforcé les mesures d’usage afin de contrôler de près les lieux de rassemblement islamiste. D’autre part, les corps spéciaux de la police catalane s’affairent depuis quelques jours à contrôler la teneur des messages diffusés dans les cercles jugés suspects. Selon M. Selon Prat, la disparition du repère idéologique, représenté par le leader de la jihad islamique abattu au Pakistan, est en mesure de provoquer « quelques répercussions au niveau local », mais il n’existe actuellement aucun « risque latent » en Catalogne du Sud, bien qu’Al-Qaida constitue une organisation décentralisée et très bien structurée. Le chef de la police catalane reconnaît que la Catalogne a été une zone logistique, utilisée pour lever des fonds et recruter des personnes, ultérieurement formées dans d’autres territoires, et ne nie pas le fait qu’elle reste « sûrement un lieu important pour ce type de mouvements ».

Les dispositifs de surveillance de l’activité islamiste en Catalogne du Sud, présents sur l’ensemble du territoire, de Barcelone et sa banlieue, jusqu’aux régions de Girona, Lleida et Tarragona. Cette dernièrefait partie des « points les plus chauds », selon M. Prat.

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