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La polémique sur l’immigration apparue depuis plusieurs semaines dans la ville de Vic, en Catalogne intérieure, est close depuis ce jeudi soir. Après avoir accepté, dans un vote validé par la plupart des groupes municipaux, aussi bien de gauche que de droite, que le recensement municipal n’inclue pas les clandestins, le maire de Vic, Josep Maria Vila d’Abadal, a dû accepter par force une recommandation des avocats de l’État espagnol. Ainsi, les personnes sans visa, soit 2% des habitants de Vic, pourront être domiciliées officiellement dans la ville, et jouir des services communs proposés à tous les citoyens. L’annonce officielle espagnole, qui tient de lieu de précédent, dans le cadre d’un fait de société qui a capté l’attention de l’ensemble de la Catalogne du Sud et de l’Espagne, précise que les maires se doivent d’inscrire tous les immigrés sur les listes municipal, sans considérations d’une quelconque « résidence légale en territoire espagnol ». Le maire de Vic, membre de la fédération de centre-droit Convergence et Union, a affirmé ce jeudi que sa ville, qui « n’est pas xénophobe », est au contraire « pionnière dans le modèle d’immigration », avant de préciser que sa conception de l’intégration exige un travail effectuée avec « ordre et transparence ». M. Abadal a enfin déclaré que le débat sur immigration en Catalogne du Sud doit être menée en marge des médias, pour préserver la sérénité.

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