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Un total de 1132 Français est actuellement impliqué dans le djihad islamique en Syrie et en Irak, selon une estimation délivrée le 17 novembre par le procureur de la République de Paris, François Molins. Cette participation concerne de jeunes gens, de toutes conditions sociales, pour majorité descendants d’immigrés, mais les convertis atteignent 20 %. Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazenave, détaillait le 16 novembre que les désirs de départ pour la guerre sainte ont progressé de 82 % depuis le 1er janvier, tandis que 184 personnes en transit sont identifiées entre l’Hexagone et les territoires annexés par l’Etat Islamique. Le plan gouvernemental de lutte contre la radicalisation et les filières jihadistes permet de repérer entre trois et quatre nouveaux cas par jour.

45 % de convertis, 44 % de filles

La participation de Français dans le conflit constitue un record européen confirmé le 4 novembre dans un bilan gouvernemental stipulant que 3.000 individus ont quitté la France pour le djihad, dont 55 % de personnes n’appartenant pas à la « culture arabo-musulmane ». On relève 44 % de filles, un quart de mineurs et un taux d’endoctrinement sur Internet de 91 %. En Europe, le Royaume-Uni et l’Allemagne arrivent derrière, avec 400 ressortissants chacun. Face à ce phénomène délicat, qui a occasionné la mort d’au moins 36 Français, les députés français ont adopté le 16 septembre l’interdiction administrative de sortie du territoire pour les candidats au jihad. Au Royaume-Uni, les mesures antiterroristes présentées par le Premier ministre David Cameron le 1er septembre prévoient une interdiction momentanée de retour sur le territoire et un programme de déradicalisation pour les velléitaires.

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