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La maison de passe « Paradise » de La Jonquera, qui fait, particulièrement en France, la renommée négative de cette commune de la région de l’Alt Empordà, a fait l’objet d’une sérieuse tentative d’attentat à la bombe, le 23 décembre. La police catalane, les Mossos d’Esquadra, a localisé un kilo de dynamite à l’intérieur d’un véhicule abandonné à proximité de cette maison close à clientèle majoritairement française. Déjà, le 13 décembre, deux engins explosifs artisanaux avaient été lancés à l’intérieur de cet établissement, causant des dégâts à l’intérieur de toilettes. En réaction à ce dernier fait, vraisemblablement orchestré par une mafia de la prostitution, la mairie de la Jonquera a fait savoir le 24 décembre en soirée sa volonté d’agir pour fermer « définitivement » ce bordel, le plus grand d’Europe, où oeuvrent 200 professionnelles du sexe. La mairesse, Sònia Martínez, membre de la coalition de centre-droit Convergence et Union (CiU), a annoncé l’engagement des « actions nécessaires » pour éliminer cet établissement au volume démesuré, présent dans l’actualité après son évacuation, dans la nuit du dimanche 22 décembre.

Le Paradise, associé à l’insécurité

Pour Mme Martínez, selon laquelle ces épisodes « portent gravement atteinte à l’image de la localité », les habitants « en avons assez de revendiquer ce qui devient évident aujourd’hui : ce type d’établissements ne suscite que des problèmes en matière de sécurité pour la commune ». A l’issue des fêtes de Noël, la mairesse s’entretiendra avec le ministère-département de l’Intérieur du gouvernement catalan pour étudier les mesures à déployer pour fermer cette maison close, réprouvée dès l’origine par une majorité d’habitants de la commune.

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