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La Clau
La députée Jacqueline Irles propose en vain le « testament de vie »
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Le débat sociétal sur le don d’organes a fait l’objet d’un débat, la semaine dernière, à l’Assemblée Nationale. L’hémicycle a débattu un amendement qui prévoyait l’inscription sur la carte vitale du souhait des personnes au sujet du don de leurs propres organes. Ce texte, présenté par la députée-mairie UMP de Villeneuve de la raho, Jacqueline Irles, a accompagné la relecture du projet de loi bioéthique. Selon, l’élue, la carte vitale « pourrait être le support d’un testament de vie, adapté au don d’organes, et simplifier l’accès au prélèvement ». La probable candidate a sa propre succession lors des élections législatives de 2012 a précisé « Ce serait un gain de temps considérable pour les équipes médicales chargées de prélever l’organe ». Mais l’introduction de la notion de consentement envisagée sur la carte vitale a finalement été rejetée. Le rapporteur de la commission de bioéthique, Jean Leonetti, s’y est opposé, dans la crainte du qu’en dira-t-on : selon son sentiment, « porter sur une carte qui n’est pas secrète le fait que la personne refuse le prélèvement » pourrait constituer un « élément discriminant voire stigmatisant ».

Ce recul, qui déçoit Mme Irles, n’éliminera pas toute allusion au don d’organes, car un registre des refus de dons, tenu secret, sera conservé par l’administration. Le projet de loi relatif à la bioéthique a été voté en seconde lecture, ce mardi à l’Assemblée Nationale, avant d’être soumis au Sénat, le 8 juin.

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