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Depuis 2003, la délinquance a diminué de 16,97% dans les Pyrénées-Orientales. Cette baisse est évalué à 5,7% dans la zone sous responsabilité de la police et à 23,6% sur les secteurs confiés à la gendarmerie. Un graphique sur l’évolution territoriale de la délinquance, communiqué ce mardi par la préfecture de Perpignan, a de quoi surprendre. En effet, il prend son départ en 2003, et n’inclut pas l’ensemble de la décennie, pas plus que la seule période, amorcée en 2007, correspondant à la présence de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Ce choix, qui fixe 2003 comme l’An I de la politique du chiffre, place 2010 comme bonne année pour les forces de l’ordre. Les faits constatés présentent un repli de 5,72% sur l’ensemble du Pays Catalan, alors que le taux d’élucidation affiché est passé de 34,4% en 2009 à 38,68% l’an dernier. Parmi les baisses les plus significatives pour l’année écoulée, les atteintes aux biens enregistrent une baisse significative de 5,44%. Ce chiffre est en partie dû au recul de 11,52% du nombre d’escroqueries et d’infractions économiques et financières, et à la chute de 12,86% du volume de cambriolages. Ces résultats sont sensiblement meilleurs pour la gendarmerie.

A Perpignan, les faits constatés sont en baisse sur l’ensemble des secteurs, la palme revenant au quartier du Moulin à Vent, qui bénéficie d’un recul de 22,07%. L’autre bonne nouvelle provient des secteurs situés aux abords immédiats du hautement populaire quartier Saint-Jacques, c’est à dire La Réal et Saint-Mathieu, et de celui du Vernet, qui affichent respectivement une baisse de 12,03% et de 15,95%. Mais le secteur Ouest de Perpignan, celui où le plus grand nombre de faits a été constaté en valeur absolue, est par ailleurs le seul, avec une augmentation de 6,31%, à enregistrer une hausse. Cette situation, qui n’est pas récente, englobe les quartiers de la gare SNCF, Saint-Assicle, Saint-Charles, Catalunya et Mailloles, révélés depuis 2009 comme en tant que zones les plus sensibles. Enfin, autre point noir, les atteintes volontaires à l’intégrité physique stagnent à l’échelle du département des Pyrénées-Orientales, à cause d’une légère augmentation de 0,88% à Perpignan.

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