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L’image de l’Espagne, dégradée à l’échelle internationale, suscite des clichés étonnants, à l’instar d’un reportage publié par le New York Times. Le prestigieux quotidien américain consacre une série photographique à la précarité visible dans certaines villes de ce pays, dans un reportage intitulé « In Spain, austerity and hunger » (« en Espagne, l’austérité et la faim »). Ces images, réalisées en 2011 et 2012 par le journaliste barcelonais Samuel Aranda, illustrent des situations dramatiques provoquées par la crise économique. Les commentaires associés indiquent une conjoncture difficile, marquée par un gouvernement espagnol qui tente « désespérément » de contenir son déficit. L’Espagne est ainsi décrite comme « forcée » à suivre une évolution inquiétante, « en introduisant des mesures d’austérité » qui la rendent comparable à la Grèce. Cette politique est jugée négativement, car elle conduit à « supprimer des emplois, des retraites et des bénéfices sociaux ».

Expulsions de familles et repas tirés des poubelles

Les photographies publiées représentent des familles expulsées d’appartements dont elles ne peuvent plus assumer le remboursement du crédit, ou encore des habitants de villes du Sud contraints de puiser dans des containers de détritus pour se nourrir. L’autorité de Samuel Aranda est reconnue dans le monde depuis 2011, lorsqu’il a reçu le World Press Photo pour un cliché pris un Yémen, montrant une femme entièrement voilée embrassant un membre de sa famille, blessé. Selon ce photographe itinérant, « ce qui est important est de transformer ce qu’il se passe en document ».

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