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Près de trois ans après la mise en œuvre de l’interdiction du tabac dans les cafés, restaurants et discothèques, en vigueur depuis le 1er février 2007, un relâchement est observé dans nombre de cafés et de petits restaurants du département des Pyrénées-Orientales. Dans plusieurs villes de l’agglomération et dans plusieurs quartiers périphériques de Perpignan, mais rarement en plein centre-ville, certains établissements tolèrent discrètement le tabac, en dépit de l’interdiction, pour retenir leurs clients, tandis que dans certains cas le personnel fume lui-même en plein service. Cette réalité, également patente dans les zones rurales, ne souffre d’aucune menace directe, à l’inverse de la région parisienne, où agit une association « Droits des non-fumeurs », dont les responsables ont dénoncés plusieurs établissements qui bafouent le décret anti-tabac du 15 novembre 2006, visant à limiter les effets du tabagisme passif. Ces militants anti-tabac remarquent une baisse de la vigilance depuis un an, consécutive à la disparition du sentiment de menace d’inspecteurs du tabac, dont le nombre des interventions est en baisse. Néanmoins, en cas de prise en flagrant délit de tabagisme au sein d’un établissement public de loisirs, le patron est tenu de s’acquitter d’une amende de 68 ou 135 euros.

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