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Les Mossos d’Esquadra, la police autonome catalane, a communiqué vendredi le prochain lancement d’une unité spéciale vouée à combattre les gangs de latinos. Le développement des groupes violents, phénomène en plein essor en Catalogne du Sud, reste cependant incomparable avec la situation en Amérique latine. Manel Prat, le directeur général de la police, souhaite s’attaquer à ces bandes avant une quelconque dérive. En effet, celles-ci ont déjà recours à une grande violence, et disposent d’une structure criminelle, composée de 3500 jeunes de 12 à 24 ans. Cette réalité est complexe à appréhender, car il existe de multiples bandes rivales, même si les Ñetas et les Latin Kings sont les plus connues, et les rapports entre ces groupes sont souvent très violents. De plus, ces gangs sont présents sur l’ensemble du territoire, et leur composition est de plus en plus hétéroclite. Le gros des troupes est composé de jeunes originaires d’Amérique du Sud ou d’Amérique Centrale, mais de jeunes Maghrébins et Philippins viennent étoffer les rangs, tandis que la jeunesse catalane y est bien représentée. Ainsi le nouveau corps de police aura pour but de maintenir l’ordre dans l’espace public, mais aussi de mieux identifier la sociologie de ces groupes.

Alberto Fernández Díaz, le chef de file du très droitier Partido Popular (PP), postulant aux élections municipales de Barcelone du 22 mai, souhaite également s’attaquer à ce problème. Vendredi aussi, le candidat a dévoilé un programme sécuritaire, dans lequel figure l’expulsion des délinquants étrangers, en situation régulière ou irrégulière, et la création d’une unité de la police municipale de la capitale catalane spécialement missionnée pour combattre les « bandes latines ».

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