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Ce jeudi, veille de Noël, le secrétaire général du parti Initiative pour Catalunya-Els Verds, Joan Herrera, a affirmé publiquement son refus au fait que la Catalogne puisse accueillir un « cimetière nucléaire », dans le cadre d’un appel d’offres lancé par l’Espagne. Ce projet, un « Magasin Temporaire Centralisé » de déchets nucléaires, ne saurait être aménagé en Catalogne, car celle-ci est déjà « le territoire le plus de nucléarisé du territoire espagnol ». Ce refus à une installation de site d’enfouissement de déchets est conforté par une motion approuvée par 7 Conseils de région et 61 mairies des secteurs du delta de l’Ebre et de Tarragone, soit 67% de la population concernée, ainsi que, ni plus ni moins, le Parlement catalan. Face à cet apel d’offres, lancé mercredi et à conclure en avril 2010, l’argumentaire catalan est renforcé par la présence de trois centrales nucléaires en Catalogne, Ascó, Ascó II et Vandellòs, toutes trois installées dans la province de Tarragona. La centrale d’Ascó a d’ailleurs subi un incident de niveau 1, le 5 avril 2008, mais le Conseil de Sécurité Nucléaire a ordonné un passage au niveau 2 suite à un dysfonctionnement qui avait amoindri le volume des fuites de particules radioactives.

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